La reconnaissance légale des autochtones

Le Cameroun se caractérise par l’extraordinaire diversité de ses peuplements, avec plus de 250 ethnies. Depuis l’indépendance, la politique gouvernementale s’est attelée à assurer l’unité nationale, et l’une des stratégies mises en place à cette fin a consisté en la promotion de « l’intégration nationale ». Celle-ci consiste en un effort de brassage des populations dans le but d’améliorer la compréhension entre elles, et de réduire les particularismes.

 La constitution de janvier 1996 est la première à faire référence aux notions de « minorités » et de « populations autochtones ». Bien que ces deux notions semblent avoir, dans la constitution, une acception différente de celle admise dans la terminologie des Nations unies. En l’absence d’une définition unanimement admise de la notion de « populations autochtones », il est indispensable de se référer aux critères internationaux d’identification desdites communautés pour établir leur existence au Cameroun. En s’appuyant sur les critères contenus dans la directive opérationnelle de la Banque mondiale, il est aisé de reconnaître l’existence de communautés autochtones au Cameroun. On peut ainsi en citer deux (trois ?) grandes catégories :

 Les communautés Mbororos : éleveurs nomades répartis sur l’ensemble du territoire national, avec de fortes concentrations dans les parties septentrionale et méridionale du Cameroun. Ils font partie d’un grand groupe que les Britanniques ont appelé les Fulani ou Peul en Français. Ils sont estimés à plus de 60 000 personnes. Ils habitent certaines parties des provinces de l’Adamaoua, de l’Est, du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord et aux frontières avec le Nigéria, le Tchad et la République centrafricaine. Ils sont subdivisés en trois principaux groupes, à savoir les Jafun, les Woodabe et les Aku. Ils sont plus nombreux dans la province du Nord-Ouest, avec une population estimée à plus de 38 000 personnes.

 Les communautés de chasseurs-cueilleurs de la forêt : répartis en trois groupes distincts : Les Bakas, qui sont de loin le groupe le plus grand, avec une population estimée 75000 âmes. Ils vivent dans le sud-est du Cameroun. Ils sont près de 45 000 personnes et occupe 75 000 km² dans la région de l’Est et dans la région du Sud Cameroun. Dans la région du Sud, on les retrouve particulièrement dans le département du Dja-et-Lobo, dans les Arrondissements de Djoum, Mintom et Oveng. Dans la de L’Est, on les retrouve dans les départements de la Boumba & Ngoko, dans le Haut-Nyong et dans la Kadey. Une partie des Baka vit dans la mouvance transfrontalière, dans la Tri-Nationale de la Sangha, plus précisément entre les départements de la Boumba-et-Ngoko, du Dja et Lobo et du Haut- Nyong au Cameroun, le département de la Sangha en république du Congo et dans le département de la Sangha-Mbaéré en République Centrafricaine. Ils ont leur propre langue le ‘Baka’

 Les Bagyelis, dont la population oscillerait entre plus 35000, répartis entre les arrondissements de Bipindi, Lolodorf, Akom II, Kribi et Campo. 3700 personnes et occupe 12 000 km² dans la partie méridionale de la région côtière. Ils sont voisins de diverses tribus Bantou, notamment les Elog Mpoo, Bassa, Bulu, Ewondo, Ngoumba, Fang et autres.  Les Bakola ou Bagyéli parlent leur propre langue et toutes les langues de leurs voisins Bantou.

 Les modes de vie des communautés autochtones. A de nombreux points les communautés autochtones se caractérisent par des modes de vie qui se distinguent de ceux des autres peuples du territoire national. Les principaux traits distinctifs de ces modes de vie sont les suivants :

 Le nomadisme. Dans l’univers des communautés camerounaises marquées par la sédentarité, le nomadisme comme mode de vie est inhabituel. Il caractérise uniquement les communautés autochtones, de la forêt ou des autres zones.

Les spécificités culturelles. La culture des communautés autochtones du Cameroun se distingue de manière fondamentale de celles de leurs voisins. Quelques exemples illustrent ces différences. Ainsi, alors que la sédentarité et l’agriculture caractérisent les modes de vie des communautés au Cameroun, le système de production des populations autochtones est fortement dépendant des ressources naturelles : des produits de la chasse et de la collecte pour ce qui est des populations autochtones des forêts, et des ressources en pâturage pour les éleveurs Mbororos. Bien que les Mbororos ne soient pas

les seuls éleveurs du Cameroun, ils présentent une spécificité par rapport aux autres ethnies d’éleveurs, notamment du fait de l’étendue de leur itinéraire de transhumance. De plus, les communautés autochtones de  la forêt se distinguent également, dans un univers social marqué par la polygamie et la chosification de la femme, par le rôle central reconnu aux femmes dans la société. Ainsi, la polygamie est plutôt rare au sein de ces communautés, et les conflits entre conjoints sont résolus le plus rapidement possible, à l’initiative de l’homme. En effet, l’homme doit solliciter la bénédiction de son épouse, pourvoyeuse de chance, avant toute opération de chasse et de collecte. Ces opérations étant quotidiennes, l’homme doit en permanence pouvoir s’assurer de la bienveillance de sa conjointe. Enfin, la culture de la non-violence est suffisamment rare dans le contexte des sociétés africaines pour être mentionné : les communautés autochtones ne sont en effet pas belliqueuses, et règlent leurs différends par l’évitement. Ainsi, en cas de conflit dans un campement, il est fréquent de voir l’un des protagonistes se retirer pour créer un campement plus loin. De même, lorsque le conflit les oppose à des non autochtones (communauté bantoue, projet de conservation ou société privée), le mode d’expression non violent des peuples autochtones des forêts prévaut. Cette stratégie ne peut qu’être un trait culturel fort de ces communautés, puisqu’on la retrouve aussi bien dans les rapports intracommunautaires que dans les relations avec l’extérieur. 

La marginalisation. Elle est commune aux deux groupes, qui ont du mal à s’intégrer dans la communauté nationale. Les modes de fonctionnement de l’Etat ont en effet été conçus pour des peuples sédentaires, avec une économie monétaire. L’accès aux services sociaux de base leur est ainsi rendu particulièrement difficile.

La religion. La vie rituelle et religieuse est marquée par divers esprits ou mânes. La plupart, incarnés par des masques, apparaissent dans les campements et les villages pour présider des danses. Seuls les initiés peuvent les approcher. Il est ainsi de Kose qui préside à la danse de la divination du Nganga, de Joboko, l’esprit qui préside au rite Yéli, qui précède la chasse à l’éléphant. La religion participe de la cristallisation des échanges et des relations entre les hommes, les animaux et la forêt et de la construction d'un monde vivant où tous peuvent communiquer, donner et recevoir

Principales activités économiques. Les caractéristiques économiques des populations autochtones de la forêt se distinguent, elles aussi, de celles des groupes sociaux dominants au Cameroun. En effet, alors que ces derniers sont actifs dans des activités de production (agriculture vivrière ou de subsistance), et très peu dans des activités de prélèvement (pêche par exemple), les peuples autochtones des forêts sont essentiellement des chasseurs et des collecteurs. Les principales sources de revenus sont :

La vente des produits de la chasse. Les peuples autochtones des forêts excellent dans la pratique de la chasse. Si le gibier est destiné à la consommation, il est également de plus en plus vendu, et cette activité constitue, dans certains campements, la principale source de revenus des communautés considérées. Il faut dire que cette activité traditionnelle est particulièrement controversée, en ce que les pratiques de chasse des autochtones sont contradictoires avec de nombreuses dispositions de la législation en matière de protection de la faune. Ainsi par exemple, les espèces de prédilection des autochtones (éléphants et autres grands mammifères) sont généralement protégées par la loi[1]. De plus, les techniques de chasse autorisées dans le cadre des droits d’usage aux communautés autochtones (chasse avec des outils traditionnels) ne sont pas toujours respectées, du fait du recours au collet d’acier dans le piégeage, à la lance et à la flèche dotées de bouts en fer, voire au fusil de chasse. Le gibier est généralement vendu au bord des pistes, frais ou boucané. Les trophées sont également parfois commercialisés par les chasseurs autochtones (pointes d’ivoire, peaux de panthères, os et mains de gorilles, crânes de chimpanzés, etc.). Ils sont utilisés à des fins de décoration ou thérapeutiques, dans la pharmacopée traditionnelle.

 La vente des produits de la collecte. Il s’agit des écorces, racines, fruits sauvages, tubercules divers, collectés au cœur de la forêt par les communautés, et vendus soit dans les campements, soit par

exposition le long des pistes. Ces produits sont destinés la consommation (comme condiments, médicaments ou aliments). La vente de la force de travail, qui est de plus en plus observée dans les régions abritant des communautés autochtones. La force de travail est vendue dans les sociétés forestières (essentiellement comme pisteurs), les guides de chasse sportive, les projets de développement (généralement en qualité d’animateurs), et chez des particuliers comme manœuvres agricoles payés à la journée, voire comme braconniers. On observe une discrimination à l’égard des autochtones qui, à travail égal, sont généralement moins bien payés que les bantous. De plus, on constate une revendication récurrente des autochtones employés par les sociétés forestières, qui estiment que leur connaissance de la forêt contribue à l’identification des essences nobles, et que l’absence de diplôme ne devrait pas servir de justification à la faible rémunération qu’ils reçoivent. Ils veulent en effet recevoir un paiement proportionnel à leur rendement dans l’entreprise. La pharmacopée traditionnelle. Les autochtones tirent des revenus de leur connaissance de la pharmacopée traditionnelle. Leurs principaux clients payants sont leurs voisins bantous. De plus en plus, des patients viennent des grands centres urbains pour faire appel à leur science. Et parfois aussi, les soins prodigués vont largement au-delà de ceux destinés à soulager des maux physiques, et prétendent apporter des solutions aux problèmes spirituels de toute nature. Ainsi par exemple, la fabrication de philtres d’amour, de décoctions pour la protection de leurs utilisateurs, est également pourvoyeuse de  revenus pour les autochtones. L’artisanat : L’artisanat constitue la cinquième plus importante activité sociale et économique chez les Bakola et Bagyéli de Lolodorf et Bipindi[1]. Il vient en troisième position comme source de revenus. Des résultats préliminaires du programme INDISCO au Cameroun révèlent également que les Pygmées font de la vannerie, de la sculpture, des mortiers, des pilons, des planches à écraser, des tambours et autres matériels pour les danses traditionnelles, des nattes de raphia tressées pour toitures de cases, la construction des huttes, le tissage des nasses pour la pêche, la forge (couteaux, lances, flèches, haches), des lits et la confection d’objets en peaux de bêtes; la pratique des tresses traditionnelles est un art très développé chez certaines communautés Mbororo. Des salons de coiffure, des défilés de modes, et des modélistes copieraient des tresses Mbororo sans avoir à payer un centime. Plusieurs filles et femmes Mbororo sont employées dans ce secteur à Garoua et dans d’autres centres urbains du Cameroun, mais plusieurs d’entre elles se plaignent de percevoir des salaires insignifiants qui ne tiennent pas compte des longues heures de travail qu’elles effectuent et de la spécificité des tresses qu’elles offrent. L’élevage nomade (Mbororo) : , la vache représente non seulement une source de richesse, mais aussi et surtout une garantie de sécurité alimentaire et existentielle. Plus le troupeau n’est important et en bonne santé, mieux se portent les Mbororo. Le mode de vie de ces derniers est dynamique et s’adapte aux conditions d’un environnement en perpétuel changement. Dans le nord-ouest par exemple et en raison des fortes densités de population, le nomadisme traditionnel des Mbororo a fait place à la transhumance en réponse à la pression démographique dans cette région du pays qui se traduit par la restriction des aires de pâturage. L’agriculture y prend aussi une place de plus en plus importante comme source de revenu et comme moyen d’assurer  l’autosuffisance alimentaire. Pour ce qui est de l’importance de l’industrie locale des peuples autochtones au Cameroun, le cas du cheptel Mbororo est très éloquent. A eux seuls, les Mbororo détiennent 30 % du cheptel bovin camerounais estimé à plus de 5 millions de têtes, essentiellement localisées dans les provinces de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-nord. L’apport de l’élevage Mbororo à l’économie nationale camerounaise est évident, étant donné que dans son ensemble l’élevage contribue à concurrence de 2, 1 % du PIB camerounais. Les Mbororo ont également une médecine vétérinaire traditionnelle bien développée

On constate une ambiguïté en ce qui concerne la question de la reconnaissance légale des autochtones par l’Etat. La position officielle des pouvoirs publics est qu’il n’existe pas d’autochtones au Cameroun (ou que tous les habitants du territoire sont des autochtones). Ainsi, dans le souci de se démarquer de cette dénomination qui ne refléterait pas assez la complexité des réalités ethniques nationales, l’administration préfère fondre ces groupes sous le terme générique de « populations marginales », qui concerne également les populations des montagnes, des zones insulaires, etc. Pourtant, dans le cadre des projets financés par la Banque mondiale et dans lesquels la politique sur les populations autochtones devrait être actionnée, l’Etat leur reconnaît cette qualité, et met en place des mécanismes d’exécution et de suivi des plans pour les populations autochtones. On peut ainsi citer, au cours des 8 dernières années, le projet pétrolier entre le Tchad et le Cameroun, le Programme National de Développement Participatif (PNDP), et le Programme Sectoriel Forêts Environnement (PSFE).On constate donc, malgré l’illusion créée par la constitution, qu’il n’y a pas de reconnaissance légale formelle de la qualité d’autochtone, même si on a une reconnaissance administrative, diluée sous un vocable inhabituel (« les populations marginales »), avec d’autres groupes.La situation des peuples autochtones du Cameroun a été présentée au FIPAC, en avril 2007, au Congo Brazzaville. Il en ressort qu’en dépit des évolutions observées ces dernières années, les droits humains des peuples autochtones ne sont pas encore établis au Cameroun. Les communautés autochtones font face à de nombreuses violations des droits de l’Homme dans le contexte camerounais). On peut ainsi citer, sans prétention à l’exhaustivité : L’insécurité alimentaire particulièrement marquée au sein des communautés autochtones ; ainsi que la non-reconnaisance de leur usages coutumiers des ressources faunique (viande de brousse) L’absence de droits fonciers coutumiers. Le long des pistes, où sont installées les communautés autochtones des forêts, les bantous jouissent des droits fonciers coutumiers, et tolèrent la présence des autochtones. Au cœur de la forêt, où se trouvent leurs terres ancestrales, le droit forestier national a établi des aires protégées ou des forêts de production, sur lesquelles de nombreuses restrictions existent en ce qui concerne les droits des populations. La loi fondamentale protège les droits de propriété foncière quels que soient leurs sources, la coutume ou le droit écrit. Cependant la conception des peuples autochtones de la propriété de la terre ne s’accommode pas non seulement de celle de leurs voisins Bantu, mais aussi de celle de l’Etat. Pour les Pygmées et les Mbororo, la terre est un bien communautaire dont l’utilisation est non exclusive. Ils identifient clairement leurs terres ancestrales bien qu’il n’existe pas de nette démarcation entre leurs terres et celles des autres communautés. Collectivement, les communautés se plaignent de la non reconnaissance de leurs chefferies, et leur incorporation obligatoire dans les chefferies bantous voisines. Les difficultés d’accès aux redevances forestières annuelles, dues à toutes les communautés riveraines des forêts. On exige des communautés autochtones qu’elles disposent de chefferies de troisième degré pour pouvoir y accéder. Les mises en valeur des ressources naturelles par les peuples autochtones ne sont pas reconnues par les législations qui régissent la gestion des ressources naturelles. Dans certains cas, les grands projets de développement, comme le pipeline Tchad-Cameroun, impactent sur le foncier et le forestier des peuples autochtones ; mais les compensations qui leur sont versées sont mal gérées et peu culturellement adaptées L’absence d’autochtones dans les processus de décision, au niveau local et national ; En dépit de la permanence des politiques et pratiques d'équilibre régional, la représentation des Pygmées et des Mbororo à tous les niveaux de la fonction publique camerounaise est quasi nulle. Les cas de fonctionnaires autochtones sont rares; les comités de gestion des redevances forestières, les comités de valorisation des ressources fauniques et les associations de gestion des forêts communautaires gérés le plus souvent par les riverains bantu, quand ils n’ont pas purement et simplement écartés les populations autochtones riveraines (pygmées), les ont associé, non seulementen nombre très limité, à des positions de figurants ; ce qui fait que les pygmées qui y figuraient, n’ont pas tardé à se rendre compte qu’ils étaient inutiles Les projets d’exploitation des ressources naturelles ont tendance à bouleverser les modes de vie et les cultures des peuples autochtones. Les activités d’exploitation forestière industrielle a des effets sur le milieu et la vie des Pygmées. Les faits les plus importants bien qu’apparemment anodins portent, principalement, sur l’ouverture des routes et des pistes forestières et des ponts, la mise en place des infrastructures d’exploitation forestière et les opérations de coupe, etc. Ces activités rendent la forêt accessible à une multitude d’acteurs et d’intervenants qui dépassent le cadre restreint des populations autochtones. Les activités d’exploitation du milieu sont aussi affectées (chasse, cueillette, pêche, etc.), avec, à terme, l’ébranlement de l’équilibre alimentaire et nutritionnel des populations Les plaintes récurrentes pour brimades, du fait de l’administration. Il s’agit notamment des cas de brimades lors des contrôles de police, et lors des actions des brigades anti-braconnage. Les autochtones se plaignent, dans ce dernier cas, de subir des actes de répression, même lorsqu’ils ne pas en infraction avec la réglementation. C’est généralement le cas dans la périphérie des aires protégées du Sud et de l’Est. Les restrictions imposées aux autochtones dans la gestion des ressources et des espaces de la forêt. . Ceci constitue une violation de la Charte africaine qui stipule clairement que les peuples ont la libre disposition de leurs richesses et de leurs ressources naturelles[1]. Contrairement aux dispositions de la Charte africaine que suivant lesquelles tout peuple a droit à l’existence[2], certaines des communautés de chasseurs-cueilleurs sont menacées de disparition si les tendances actuelles de gestion monopolistique des ressources naturelles perdurent. L’exclusion et la marginalisation des terres et des ressources naturelles menace la survie tant économique, sociale et culturelle des communautés des pasteurs et chasseurs-cueilleurs autochtones et cela est une violation de l’article 22.1 de la Charte africaine qui stipule que tous les peuples ont droit à leur développement «économique, social et culturel, dans le respect strict de leur liberté et de leur identité, et à la jouissance égale du patrimoine commun de l’humanitéA côté de ces brimades d’agents de l’Etat, on constate également des plaintes pour traitements dégradants du fait des voisins bantous. Il s’agit d’injures, de bastonnades, de confiscation sans raison apparente de biens appartenant à des autochtones, etc.La destruction des campements des autochtones lorsqu’ils se déplacent. Ceci s’observe pour les Mbororos, et pour les autochtones de la forêt dans la périphérie des aires protégéesL’accès difficile aux services sociaux de base. Les centres de santé sont généralement éloignés des campements, et le coût des soins est élevé. L’accès à l’école est également payant, et le prix des fournitures scolaires est prohibitif.L’absence de considération de l’ensemble de la société, y compris des autorités, à l’égard des autochtones. Ces derniers sont en effet très souvent considérés comme des « sous-hommes ».Le mépris des traditions des populations autochtones, et les tentatives de substitution par des normes, valeurs et pratiques étrangères.Les peuples autochtones sont aussi victimes du « colonialisme interne ». Les populations voisines tendent à les considérer comme une main d’oeuvre servile à leur disposition. Elles se posent en tuteurs, pères sociologiques et propriétaire des Pygmées ; ceci se traduit dans la réalité par le mépris et la banalisation des Pygmées et contribue à renforcer la marginalisation.

Il en ressort qu’en dépit des évolutions observées ces dernières années, les droits humains des peuples autochtones ne sont pas encore établis au Cameroun. Les communautés autochtones font face à de nombreuses violations des droits de l’Homme dans le contexte camerounais). On peut ainsi citer, sans prétention à l’exhaustivite.

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