Les Autochtones du Cameroun

Messieurs,

Mes dames,

 

Je suis extrêmement préoccupé par l'avenir des Pygmées Baka de la région du Sud-est Cameroun. Et voici, le pourquoi notre organisme Ngombi tè Ndum na Baka, lance un gris d’alarme pour trouver une solution à ce fâcheux problème du non-respect du droit d'usage des peuples de la forêt. 

Le gouvernement camerounais ne reconnaît pas les Pygmées en tant que peuple distinct et ne respecte pas leurs droits collectifs sur leurs territoires ancestraux. Par conséquent, l'industrie forestière, les plantations et les politiques de conservation ont été en mesure d'exploiter leurs terres en toute impunité sans qu'ils n'aient jamais été consultés à ce sujet.

Non seulement la plupart des forêts des Pygmées et les ressources vitales qu'elles contiennent ont été détruites par l'industrie extractive, mais ils ont été exclus des autres régions désignées comme zone de 'conservation'. Les Pygmées vivent de façon durable dans les forêts depuis des générations. Ce n'est pas un hasard s'ils habitent dans les régions les plus riches en biodiversité de la planète.

J'appelle instamment votre gouvernement à protéger les terres des Pygmées et à reconnaître de tout urgence leur droit  fondamental à y vivre. Il va sans dire que de telles mesures doivent être nécessairement accompagnées de leur reconnaissance en tant que peuple indigène distinct, jouissant de droits collectifs sur leurs territoires, droits qui sont inscrits dans la législation internationale, notamment dans la Déclaration des droits des peuples indigènes des Nations-Unies et dans la Convention 169 relative aux peuples indigènes et tribaux dans les pays indépendants de l'Organisation Internationale du Travail.

                      Veuillez agréer l'expression de ma haute considération,

                                                                                                                       L’Administrateur des activités du groupe,

                                                                                                                                              Michel Ndoedje

La constitution de janvier 1996 est la première à faire référence aux notions de « minorités » et de « populations autochtones ». Bien que ces deux notions semblent avoir, dans la constitution, une acception différente de celle admise dans la terminologie des Nations unies

En l’absence d’une définition unanimement admise de la notion de « populations autochtones », il est indispensable de se référer aux critères internationaux d’identification desdites communautés pour établir leur existence au Cameroun.

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